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Pour la 3e édition du rapport sur les données économiques, sociales et environnementales, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau a souhaité s’appuyer de nouveau sur le savoir-faire et les méthodologies d’analyse du BIPE.
L'engagement des entreprises de l'eau en faveur du développement durable
Cette édition fait apparaître pour la 1ère fois des données sur l’engagement des entreprises membres de la FP2E en faveur du développement durable. Il se traduit par des efforts sur quatre enjeux : limiter l’impact de leurs activités sur l’environnement, préserver la ressource en eau et le milieu naturel, favoriser l’accès au service et valoriser et protéger les salariés.
Les entreprises de l’eau développent, en partenariat avec les collectivités, la certification Iso 14001 de leurs contrats afin de limiter l’impact environnemental de leur activité. Un contrat sur 3 est ainsi certifié, représentant 56% du chiffre d’affaires réalisé par ces entreprises.
Dans un contexte de changement climatique attesté, elles s’engagent par ailleurs à limiter les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (GES), grâce par exemple à l’optimisation énergétique des process industriels. Les émissions de GES liées aux consommations énergétiques * des services d’eau et d’assainissement exploités par les opérateurs privés est évalué à 0,2% par habitant, contre 16% par habitant pour le secteur de l’énergie, 20% pour la construction, 35% pour les transports et 27% pour les autres secteurs.
Une dizaine d’indicateurs de performance publiés
L’intégration de 11 indicateurs de performance illustrant l’activité des entreprises, tant dans le domaine de la distribution de l’eau potable, que de la dépollution des eaux usées et des relations avec les consommateurs, constitue également l’une des nouveautés de ce rapport. Consolidés au niveau des entreprises, ils retracent la performance de près de 1000 services d’eau et d’assainissement, couvrant au total 30 millions d’habitants.
Ils permettront d’évaluer la qualité du service rendu aux collectivités et aux consommateurs, ainsi que les marges de progression encore possibles. La mise en place par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) d’un suivi des indicateurs de performance des services, qu’ils soient gérés directement par la collectivité ou délégués à un opérateur privé, devrait assurer une homogénéisation de l’information et une meilleure connaissance de la qualité et de la performance des services.
L’économie du secteur de l’eau
Le montant des sommes facturés par les services d’eau et d’assainissement en 2006 est de 11,8 milliards d’euros TTC, dont 59% pour l’eau potable et 41% pour l’assainissement. Les collectivités sont destinataires de 42% de ces sommes, les opérateurs privés de 40%, et l’Etat et les agences de l’eau de 18%. Pour 2007, les prévisions laissent entrevoir un pic en termes de nombre de procédures de mises en concurrence. D’après les membres de la FP2E, le nombre d’appels d’offre sera de 883, contre 621 en 2006 et 579 en moyenne par an, sur la période 1998-2005.
Le prix de l’eau était en moyenne de 1€ par jour et par famille en 2007 pour 330 litres délivrés puis épurés quotidiennement (soit 3€/m3). La part des dépenses en eau dans le budget des ménages est stable depuis 1996 : elle représentait 0,8% en 2006, contre 2,4% pour les télécommunications et 3,8% pour l’énergie.
L’emploi dans le secteur de l'eau
Le niveau de l’emploi dans le secteur de l’eau et de l’assainissement est estimé à 60 000 personnes. L’effectif total des entreprises de l’eau était de 32 200 salariés en 2006, soit plus de la moitié des emplois du secteur.
4 350 personnes ont été recrutées par les entreprises en 2006, dont plus de la moitié de moins de 26 ans. Ce sont ces derniers qui ont le plus bénéficié de la politique de recrutement des entreprises, avec une augmentation du nombre d’embauches annuelles les concernant de près de 17% entre 2004 et 2006.
A travers la publication de ce rapport, la FP2E entend répondre au besoin d’information de tous ceux qui s’intéressent au secteur de l’eau, qu’ils soient élus locaux, acteurs économiques et sociaux, ou encore représentants d’associations de consommateurs, et leur permettre de mesurer, d’année en année, l’évolution de ce secteur.
* Emissions provenant de la consommation d’électricité et de chaleur, ainsi que de l’utilisation de combustibles et de carburants d’origine fossile.
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